N°136

Dossier : exil au feminin

L’exil comme horizon, les aspirations migratoires des jeunes dakaroises.

par Kelly Poulet Docteure en sociologie Chercheure associée au Curapp-Ess (UMR 7319) Afertes

Un après-midi de 2011, alors que les manifestations emplissent régulièrement depuis quelques mois les rues de Dakar, avec en tête la jeunesse, nous prenons le thé dehors avec les jeunes d’un quartier aisé de la capitale. Alors que nous étions en train d’écouter une chanson de rap populaire intitulée « bëgg dem » (l’envie de partir) fustigeant l’émigration des jeunes, Mamadou (étudiant) entame une conversation avec moi. Celle-ci a lieu en français, langue que tous les présents maîtrisent parfaitement, et utilisent en raison de ma présence.

  • Mamadou : « On veut tous partir ici. Cette idée-là, tu vois, des fois elle peut nous hanter, sans qu’on le dise aux autres. Mais on n’a pas besoin de le dire, tout le monde veut aller au Nord et revenir plus grand, devenir quelqu’un quoi, c’est ça Tekki. Les jeunes ont l’impression d’être bloqués ici, d’être rien, alors qu’on est l’avenir, on fait des études et tout, mais quel avenir on a ? ». […]
    Dans la conversation, Khadija, une jeune femme habitant le quartier, l’une des rares filles à rester dehors avec les jeunes hommes et moi, interviendra également :
    « Et les filles, vous les oubliez toujours, elles sont aussi dans les manifestations ; les jeunes, c’est pas que les mecs, il y a plein de filles qui rêvent aussi de voir autre chose, d’améliorer leur situation ! Au Sénégal, les gens ne sont pas tous égaux mais par contre, c’est sûr qu’on veut tous revenir de là-bas parce que tu sais que qui que tu sois, on dira de toi, ″il a réussi″ ».
    Extrait de carnet de terrain. Juillet 2011. Dakar.

Originellement, ma recherche socio-anthropologique voulait porter sur l’émigration des jeunes dakarois et dakaroises vers l’Europe. De fait, au fur et à mesure de l’enquête de terrain, je me rendais compte que mes matériaux dévoilaient la volonté des jeunes de s’accomplir par la migration mais qu’aucun d’entre eux ne migrait, en acte.
Dès lors qu’on les interroge, les jeunes tiennent continuellement le même discours : le départ migratoire leur paraît la meilleure perspective pour réussir socialement. Mais qu’est-ce que que signifient pour elles des phrases telles que : « partir pour Tekki », « pour s’en sortir », « revenir grandi » ou encore « partir pour devenir quelqu’un » ? Dans cet article il s’agit de s’intéresser spécifiquement aux jeunes femmes dakaroises voulant s’exiler.
L’hypothèse migratoire révèle des aspirations existentielles au tekki, multiples selon les caractéristiques des jeunes femmes. Et cette volonté de réussite sociale, associée à la migration, se comprend, à la lumière des représentations du « Nord » ancrées chez les jeunes et de la valorisation des émigrées au Sénégal. Enfin, les inégalités sociales, économiques et sexuées deviennent structurantes dans la possibilité concrète de réaliser leurs exils : elles agissent en amont du projet, dans sa formulation, son anticipation et celle des embûches administratives, mais également dans l’expérience du départ et de ses cadres de réalisation.

Le dispositif méthodologique

  • Cet article s’appuie sur les résultats d’une recherche menée dans le cadre d’une thèse en sociologie (Poulet, 2016). Durant six années, j’ai vécu presque en continu auprès de jeunes dakarois de trois quartiers (aisé, intermédiaire, pauvre) de la capitale sénégalaise. J’ai suivi sur le temps long, 37 jeunes urbains, femmes et hommes : entretiens formels et informels, observations participantes de leurs quotidiens dans l’espace public, privé, m’ont permis d’accéder à leurs rêves et aspirations, leurs désillusions et humiliations ; mais aussi de confronter les discours aux faits, d’observer les pratiques. L’ethnographie a été complétée par des données historiographiques et socio-économiques.

Une migration existentielle,
le Tekki comme horizon

Partir pour Tekki, partir pour revenir grandi. Tekki c’est devenir quelqu’un, être un grand ou une grande. Toutes ces expressions employées par les jeunes indiquent leur volonté de dépasser leurs situations présentes. Tekki provient de takk et peut signifier à la fois détacher, dénouer mais aussi réussir socialement. Le tekki c’est les aspirations à l’accomplissement de soi, à dépasser un statut présent pour s’extraire et s’émanciper des vécus et des conditions qui pèsent sur ceux et celles qui ne sont pas encore reconnus socialement comme des adultes. En ce sens, sans nier leur fondement, l’enquête de terrain ouvrait des hypothèses de recherche sur les causes de l’émigration se distinguant des observations des tenants de l’approche par les réseaux, considérant l’importance de la dimension familiale (Ba, Ndiaye, 2008), mais aussi des approches présupposant la primauté du rôle des incitations économiques dans la décision de migrer (Verhaeren, 1990). L’hypothèse de départ des jeunes dakaroises enquêtées s’apparente largement aux aspirations des jeunes étudiés par J. Rouch [1], ou encore de ceux étudiés par S. Bredeloup (2014), c’est-à-dire une émigration motivée par une logique beaucoup plus existentielle que collective ou économique et, ici, correspondant au désir de s’extraire des rapports sociaux qui les contraignent : ceux d’aînesse et de génération largement étudiés, ceux de classe et de caste mais également de sexe.

Car si les jeunes à Dakar accèdent au statut d’adulte reconnu, d’aîné social, en construisant de manière normée leur propre vie – se marier, avoir des enfants, c’est-à-dire ce que la société attend d’eux mais auquel le contexte actuel ne leur permet pas l’accès – les modalités d’accession à cette aînesse sociale se distinguent selon leur genre. Si les femmes subissent les mêmes difficultés à se faire reconnaître comme adultes, leur appartenance à la catégorie sociale ″femmes″ engage toutefois des spécificités. Elles font face à des contraintes particulières, issues de la combinaison de différenciation inégalitaire des sexes et du principe d’aînesse. Les jeunes femmes fustigent autant le droit d’aînesse qui contraint leur parole que la domination masculine qu’elles veulent contourner. Elles aspirent à la fois à dépasser leur statut de cadette générationnelle et à s’affirmer face aux hommes, en devenant indépendantes financièrement avant le mariage pour ne pas être reléguées au statut d’épouse, de mère, et être mises sous la tutelle d’un mari ou d’autres aînés sociaux tels que la belle-famille.

  • « Je ne veux pas me marier tant que je n’ai pas un bon travail ou mon argent à moi. Après tu es toujours obligée de demander de l’argent à ton mari ! Moi je sais que je peux réussir sans dépendre d’un homme ou de qui que ce soit. Je ne veux pas être celle, à la maison comme là, être l’esclave de son mari. Parce que je sais comment ça se passe : il rentre du boulot, toi tu es restée à la maison à faire la bonne toute la journée : il dit « salamaleikoum » il s’en va dans sa chambre. Il revient « dama xiif » (j’ai faim), c’est quoi ça ? Après le soir tu es épuisée, il appelle ses amis pour qu’ils viennent prendre le thé, toi tu les sers. Et tu ne dis rien parce que soit il te renvoie chez ta mère soit il prend une seconde épouse. Non non. Par contre, si tu travailles aussi, tu as ton mot à dire. Si tu as de l’argent, tu te fais respecter ».
    Kiné, sans statut, célibataire, 31 ans, 2012.

L’ensemble des jeunes femmes rencontrées, quels que soient leur niveau d’étude, la catégorie sociale de leur ménage d’appartenance, leur âge et/ou les étapes qu’elles ont pu déjà franchir, disent vouloir en premier lieu s’assurer par elles-mêmes des revenus leur permettant de contribuer aux dépenses de leur mère et d’assumer leurs propres besoins : elles veulent être autonomes financièrement. Ainsi, leurs ambitions se portent en premier lieu sur des projections professionnelles et les moyens d’acquérir par elles-mêmes de l’argent. Le travail et leur possibilité d’évolution professionnelle sont reconnus comme étant le premier facteur de leur émancipation. Par ce biais, leurs attentes sont celles d’une indépendance économique réelle mais également de liberté et d’affirmation de leurs propres choix de vie.
Bien sûr, la catégorie femme n’est pas homogène. Ainsi, leurs aspirations dépendent également de la place qu’elles occupent dans l’espace social. Par exemple dans un des quartiers aisés de Dakar, dans lequel j’ai enquêté, tout le monde connaît Jeanne, elle passe ses journées dernière la petite grille du comptoir, dans un espace de 6m2 pour 30 000 francs CFA (45 euros) par mois. Elle n’a ni le temps ni les moyens financiers de se divertir. Son mode de vie se distingue largement des autres jeunes femmes célibataires du quartier aisé dans lequel elle travaille même si leurs aspirations individuelles peuvent a priori se rejoindre : toutes veulent devenir des « grandes dames » par elles-mêmes. Toutefois, le sens qu’elles donnent à cette expression dépend de la place qui est la leur dans les rapports de classe. Jeanne veut prouver aux gens du quartier qu’elle peut dépasser la fonction première par laquelle elle est perçue : être au « service » des habitants.

  • « Ils ne me considèrent pas comme leur égale ici. Moi je veux montrer que je vaux bien plus, je vais devenir une grande commerçante, au service de personne, juste le mien. Avec mon argent, ma maison et ils verront que la boutiquière va réussir mieux qu’eux. ».
    Jeanne, boutiquière, célibataire, 32 ans, 2012.

Seynabou, étudiante et salariée dans un des centres d’appel de la capitale, habitant dans le quartier et appartenant à une famille aisée, veut quant à elle montrer qu’elle peut se débrouiller par elle-même sans l’argent de sa famille et aspire à une mobilité sociale. Seynabou veut devenir comptable. Pour accéder à l’indépendance, elle veut persévérer dans ses études tout en travaillant en parallèle. Elle exprime son désir de « faire mieux que [sa] maman » :

  • « Tu sais ici on dit qu’on a tout. Et qu’on réussit grâce à ce que nos parents ont bâti. Bon, faut pas nier, tout ce que maman a fait pour nous et ses sacrifices, mais regarde j’ai cherché du travail à côté pour prouver aux gens que je ne me repose pas sur l’argent que maman gagne. ».
    Seynabou, étudiante salariée, célibataire, 23 ans, 2012.

Ce n’est donc pas face au même groupe, que les jeunes femmes appartenant aux classes populaires et celles des classes aisées veulent s’affirmer. Jeanne, qui confie être fatiguée d’être considérée comme une moins que rien, semble vouloir s’affirmer avant tout face au groupe économiquement favorisé tandis que Seynabou essentiellement face au groupe familial. Son désir d’accomplissement, de Tekki, relève alors d’une volonté de s’extraire à la fois des rapports d’aînesse, comme l’ensemble des jeunes du quartier, de sexe mais également des assignations de classe qui la confinent dans un statut de cadette au sein même des rapports intragénérationnels.

L’exil, le chemin le plus rapide…

La volonté d’émigrer des jeunes dakaroises est porteuse d’aspirations existentielles et individuelles qui existaient certes au sein des anciennes générations d’émigrés et émigrées. Toutefois, le contexte social et économique sénégalais a eu des répercussions sur les demandes sociales et politiques des nouvelles générations. En effet, la crise économique des années 1980, les politiques d’ajustement structurel (P.A.S. – impulsées par le FMI, la Banque Mondiale et le GATT) et la dévaluation du franc CFA dans les années 1990, ont conduit à une intensification des demandes sociales et à la paupérisation des populations, déséquilibrant les structures sociales de la participation communautaire. Les rôles sociaux se recomposent sous le poids de la crise et du chômage mais également de l’urbanisation, de son corollaire, l’individualisation, de la démocratisation scolaire, mais également du travail des femmes. Les anciennes autorités morales, d’âge, de caste ou économiques s’affaiblissent (IRD, 2015) et cela remet en question les rôles jusque-là structurants des différents groupes sociaux. Tekki est un impératif pour faire sa place au moment où les structures sont remises en cause, où les solidarités se reconfigurent.
L’exil est alors pensé comme le chemin le plus rapide pour accéder à l’accomplissement, au Tekki, notamment parce qu’il repose sur différents registres de subjectivations du « Nord » que les logiques d’extraversion du Sénégal (Bayard, 1999) participent grandement à façonner. Programmes de développement, ONG, associations humanitaires : c’est en partie par le biais de la présence des institutions de développement que se construisent les représentations de la population d’un Nord « développé », source de profit et de prestige, riche de savoirs et/ou de moyens matériels à transmettre, mais également de potentialités migratoires. Ces images et discours tenus quotidiennement conduisent implicitement à l’idée que l’émigration est l’une des voies possibles pour accéder à un avenir meilleur et revenir tel un héros et spécifiquement ici aussi, une héroïne. Car même si l’histoire populaire du Sénégal est marquée par l’empreinte héroïque de l’émigré sénégalais (Timéra, 2014), les femmes enquêtées ont trouvé chez d’autres femmes des modèles de réussite qu’elles valorisent et qui justifient leur volonté de partir. Ainsi, les faatu-faatu, associées aux commerçantes transnationales, ont pu devenir un symbole de réussite sociale et constituent pour nombre de jeunes femmes interrogées un modèle héroïque féminin. Jeanne veut devenir une grande commerçante et commence les démarches pour obtenir les documents nécessaires pour faire de l’import/export. Elle envisage de s’exiler pour mieux revenir.

  • « Je ne raconte pas ça ici, les gens se ficheraient de moi. Mais je vais faire ces papiers, ensuite je vais ouvrir ma boutique, un grand commerce de débit de boissons alcoolisées. Ça marche et tu n’as pas de perte. En parallèle, j’aurai une boutique de vêtements, je vais faire le commerce. Je veux avoir un grand magasin et puis pour pouvoir aider. […] ce qui est certain c’est que quoi qu’il en soit, si tu pars là tu deviendras quelqu’un auprès de ceux qui aujourd’hui ne te regardent même pas ! ».
    Jeanne, boutiquière, célibataire, Sacré-Cœur III, 2012.

Seynabou, quant à elle, pense l’exil comme une expérience de voyage qui fait littéralement grandir, tel un rite de passage. Evidemment elle commercera pour augmenter ses revenus et puis son prestige :

  • « Les commerçantes internationales sont reconnues et leur voyage est légitime, parce que quand même, être une femme et voyager… Bon c’est la seule manière pour que ce soit accepté dans mon milieu. Et puis, si tu fais quelques temps en Europe, on t’appellera toi aussi l’émigrée, ton statut n’est plus le même au retour non non. Il y a des tâches que tu ne feras plus. Voilà moi tu le sais je suis une grande dame, ce sera juste reconnu enfin. »
    Seynabou, étudiante salariée, célibataire, 23 ans, 2012.

Seynabou le sait, les femmes émigrées, quand elles sont de retour dans leur communauté d’origine, transgressent, de diverses façons, les rôles attribués aux femmes. Elles peuvent effectivement ne plus participer aux tâches collectives attendues des femmes, s’affranchissent d’un certain nombre de contraintes vestimentaires, etc. Par-là, elles acquièrent un statut à part comme le montre notamment N. Feldman dans le cas des femmes maliennes émigrées (2018). Tout comme chez les hommes, les difficultés traversées par les émigrées sont retraduites comme autant d’épreuves nécessaires à l’acquisition d’un nouveau statut, glorieux, que la migration permettrait (Poulet, 2014). Le départ devient un moyen d’acquérir une place gratifiante dans la société sénégalaise.
Le désir de partir – exprimé par 72 % des femmes et 75 % des hommes dakarois de 18 à 39 ans (GRDR, 2014) - n’est pas tant une volonté de la jeunesse de s’affranchir des contraintes de l’ensemble des structures sociales sénégalaises. Les jeunes justifient plutôt leur besoin d’émigration comme le moyen le plus sûr d’obtenir une reconnaissance de la part de ceux considérés comme des aînés sociaux : les plus âgés, les hommes, les riches. L’hypothèse de l’exil leur semble alors être la meilleure des perspectives – notamment pour les jeunes femmes qui peinent à devenir autonomes sans subir la pression sociale de se marier, les rappels à l’ordre social via la stigmatisation de comportements jugés inappropriés pour des femmes, etc.
Toutefois, si l’hypothèse de la migration est porteuse d’aspirations propres aux femmes, leurs dispositions sociales viennent en grande partie orienter et restreindre les champs d’un possible exil.

Un projet migratoire contrarié :
les inégalités d’accès à l’émigration

Au terme de six années d’enquête de terrain, seul cinq individus sur l’ensemble des personnes interrogées ont quitté le Sénégal. Il s’agit de quatre jeunes hommes, ayant été scolarisés, appartenant à des ménages aisés et d’une seule femme, ayant fait des études supérieures et issue d’un milieu social aisé. Celle-ci n’a fait toutefois que « voyager », durant un mois, révisant donc son projet de s’exiler. L’anticipation de l’après-départ et les projections de soi dans l’ailleurs révèlent pour l’ensemble des enquêtées un faible niveau de planification, que ce soit vis-à-vis des embûches dans le parcours de migrations ou des conditions de vie et/ou de séjour dans le pays de destination ; bref, de l’anticipation de ce qui pourrait advenir. Mais plus encore, les récits des jeunes femmes permettent de constater des dispositions temporelles inégales. Ainsi, les capacités de « maîtrise gestionnaire du temps » (Terrail, 1984), c’est-à-dire celles de prévoir et d’organiser son devenir propre, se présentent-elles de manière disparate, selon le volume de capitaux (notamment scolaire, social et économique) accumulés. Si, pour la plupart des jeunes femmes, l’avenir reste incertain, un écart considérable se manifeste ainsi, dans la définition de projets, entre les jeunes dotés d’un niveau scolaire élevé et ceux qui en sont dépourvus . À cela s’ajoutent les conditions matérielles d’existence des jeunes et le capital informationnel déjà acquis, bien qu’évolutif, au moment de notre rencontre. Plus encore, c’est lorsque les jeunes femmes commencent les démarches pour s’exiler qu’elles se confrontent elles-mêmes au manque d’anticipation qualifiant leur projet, et se heurtent à la sélection économique qui s’opère dans le processus de la migration.
Le processus migratoire étant un phénomène évolutif, les candidates à la migration se verront peut-être propulsées sur les routes, un jour ou l’autre. En suspens, différé, ou reformulé, mais toujours pensé comme la meilleure des perspectives, l’exil est resté une hypothèse pour celles que le vieillissement social guette plus vite que les hommes ■

BIBLIOGRAPHIE

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Bredeloup Sylvie, Migrations d’aventures : terrains africains, Paris, Comité des travaux historiques et scientifiques, 2014.
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Feldman Nehara, Migrantes : du bassin du fleuve Sénégal aux rives de la Seine, Paris, La Dispute, coll. « Le genre du monde », 2018.
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GRDR-MIGRATION-CITOYENNETE-DEVELOPPEMENT, « La dimension locale de la dialectique migration – développement, le cas France-Sénégal, Monographie de Dakar », Rapport de recherche, GRDR-IFAN, AFD, Montreuil, octobre 2014.
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Poulet Kelly, L’hypothèse migratoire comme horizon d’émancipation ? Une ethnographie des jeunesses dakaroises, thèse de sociologie, Université de Picardie Jules Verne d’Amiens, 2016, 500 p.
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Poulet Kelly, « De Paris à Dakar, discours croisés et enjeux autour de la mémoire de l’expérience migratoire », Asylon(s), n°12, juillet 2014, http://www.reseau-terra.eu/article1320.html
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Terrail Jean-Pierre, « Familles ouvrières, école, destin social (1880-1980) », Revue française de sociologie, vol. 25, n°3, 1984, p. 421-436.
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Verhaeren Raphaël-Emmanuel, Partir ? Une théorie économique des migrations internationales, Grenoble, PUG, 1990.

[1Le film Moi, un Noir, sorti en 1958 ; Jaguar, tourné en 1954 et finalisé en 1967.